Dans L’Éternel masculin, Jacqueline Kelen nous invite à redécouvrir une masculinité qui échappe aux clichés et aux simplifications modernes. Dans un monde où l’on questionne sans cesse le rôle et l’identité de l’homme, elle propose un retour aux grandes figures qui ont traversé l’histoire et les mythes : chevaliers, enchanteurs, poètes, sages, fous sublimes ou encore séducteurs défiant les dieux. Son propos n’est ni nostalgique ni passéiste : il ne s’agit pas de restaurer un modèle figé, mais plutôt d’offrir aux hommes d’aujourd’hui une source d’inspiration, une façon d’habiter leur identité avec noblesse et profondeur. À travers une écriture élégante et imprégnée de culture, elle brosse le portrait d’une masculinité multiple, mêlant force et vulnérabilité, courage et contemplation, engagement et mystère.
Titre : L’éternel Masculin : Traité de chevalerie à l’usage des hommes d’aujourd’hui
Auteur : Jacqueline Kelen
L’Auteure

Jacqueline Kelen, née en 1953, a longtemps travaillé comme productrice à France Culture avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Son univers littéraire est nourri par les mythes, la mystique et les grandes figures archétypales de l’humanité. À travers des ouvrages comme L’Esprit de solitude ou Marie-Madeleine : Un amour infini, elle explore des thèmes profonds qui touchent à l’âme humaine : la quête spirituelle, la solitude choisie, l’amour transcendant. Son style, à la fois sobre et poétique, cherche à réveiller chez le lecteur un goût pour l’essentiel, une forme d’exigence intérieure qui contraste avec la superficialité du monde contemporain.
Le livre « L’éternel masculin »
Le livre s’ouvre sur un constat : la masculinité semble en crise. Entre les remises en question du patriarcat et la confusion des rôles, l’homme moderne peine parfois à se situer. Faut-il se conformer aux nouveaux modèles qui lui sont proposés ou renouer avec des valeurs plus anciennes ? Jacqueline Kelen ne cherche pas à trancher ce débat mais propose une autre voie : celle d’un retour aux grandes figures masculines qui, à travers l’histoire et les légendes, ont incarné une manière noble et intense d’être au monde.
Elle commence par le chevalier, symbole du courage et de l’honneur. Mais il ne s’agit pas seulement d’un guerrier : son combat est aussi intérieur. Il est celui qui se dresse contre l’injustice, qui protège le faible, qui met sa force au service d’un idéal plus grand que lui. Kelen rappelle que cette figure n’a pas disparu et qu’elle peut encore inspirer ceux qui cherchent à vivre avec droiture et engagement.
Le troubadour vient ensuite, incarnation du poète et de l’amoureux courtois. Loin d’être un simple séducteur, il est celui qui sublime l’amour, qui transforme la passion en art. Il nous rappelle que la masculinité n’est pas qu’une affaire de force, mais aussi de sensibilité, d’expression et d’émerveillement devant la beauté du monde.
Puis vient l’enchanteur, figure du mystère et de la connaissance cachée. À travers des figures comme Merlin, Kelen explore une facette plus intérieure de la masculinité : celle qui s’ouvre à la spiritualité, qui dialogue avec l’invisible, qui cherche à comprendre les lois profondes de l’univers. Dans une époque matérialiste, ce modèle peut sembler lointain, mais il invite à une forme de sagesse précieuse, qui donne du relief à l’existence.
Elle évoque aussi l’homme sauvage, cet être indompté qui refuse les carcans de la civilisation. Il n’est pas un barbare, mais plutôt un être qui assume pleinement son instinct, sa force brute, sa connexion avec la nature. Trop souvent refoulé, cet aspect de la masculinité mérite d’être réhabilité sous une forme équilibrée et maîtrisée.
Enfin, Kelen s’attarde sur des figures plus ambivalentes : l’esthète, l’homme de culture, le séducteur défiant Dieu comme Don Juan. Ces hommes, chacun à leur manière, repoussent les limites, refusent la médiocrité, cherchent à transcender leur condition. Ils rappellent que la masculinité n’est pas une essence figée mais un voyage, une quête qui demande engagement et audace.
À travers ces différents archétypes, L’Éternel masculin ne donne pas de leçon, mais ouvre des perspectives. Jacqueline Kelen n’impose rien, elle suggère. Elle offre une galerie de portraits dans laquelle chaque homme peut puiser ce qui résonne en lui. Son message est clair : la masculinité n’est pas en crise, elle est en sommeil. Il suffit de la réveiller.

En conclusion
Avec L’Éternel masculin, Jacqueline Kelen offre un souffle d’altérité à une époque qui tend à tout rationaliser, y compris les identités. Plutôt que d’entrer dans le jeu des polémiques, elle choisit d’ouvrir une porte : celle d’un masculin noble, poétique, spirituel. Elle nous rappelle que la masculinité ne se réduit ni à des rôles sociaux ni à une simple opposition au féminin. Elle est une quête, une aventure intérieure, un art de vivre.
Ce livre n’apporte pas de réponses toutes faites, mais il propose une réflexion qui dépasse largement la question du genre. Il parle d’idéaux, d’inspiration, de verticalité dans un monde qui tend à aplatir les aspirations. Une lecture qui pourra séduire ceux qui cherchent à réconcilier héritage et modernité, force et sensibilité, engagement et contemplation.
Avis des lecteurs
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En bref : les plus et les moins
Les plus :
- Une vision noble et spirituelle du masculin, rare dans le paysage éditorial actuel.
- Écriture limpide, dense et élégante, fidèle au style de Jacqueline Kelen.
- Richesse des références mythologiques et mystiques : Parsifal, Orphée, Dante, Hölderlin… un vrai voyage intérieur.
- Un propos courageux et intemporel, qui ne se laisse pas enfermer dans les débats contemporains de genre.
- Invitation à une quête intérieure, loin du développement personnel « rapide et efficace ».
Les moins :
- Exigence de lecture : certaines références culturelles ou symboliques peuvent dérouter un lectorat non averti.
- Ton parfois abrupt : Kelen ne cherche pas à convaincre ou à plaire, ce qui peut paraître rigide à certains.
- Pas de solutions “pratiques” : ceux qui cherchent des conseils ou une application directe resteront peut-être sur leur faim.
Quel format
Edité chez Robert Laffont en 1994, l’Eternel Masculin existe en format broché. A ma connaissance il n’existe pas au format numérique ni audio.

